
Je souhaite contribuer à une société plus juste et respectueuse de son environnement. C’est pourquoi je me suis orientée vers un DNMADe en design d’innovation sociale, une formation qui vise à former des designers·euses en mesure de répondre à des enjeux sociaux, culturels et environnementaux. J’ai ainsi découvert une méthodologie tournée vers les usager·ère·s, permettant aux premier·ère·s concerné·e·s par un besoin de participer activement à une recherche de solution. J’ai pu approfondir cette démarche lors de la réalisation de mon projet de diplôme.
Lien vers mon projet de diplôme
Le design étant une discipline de création en lien direct avec la matière, j’ai testé différentes techniques de fabrication et développé un intérêt fort pour l’expérimentation, le prototypage et la fabrication d’objets. J’ai développé une certaine sensibilité pour la céramique et les matériaux textiles.
Lecture marquante : Éloge du carburateur de Matthew Crawford
En 2020, j’ai décidé de réaliser deux stages chez des céramistes bruxelloises. Pendant trois mois, cette activité s’est inscrite dans mon quotidien, me permettant de me perfectionner dans sa pratique.
Après l’obtention de mon DNMADe, j’ai souhaité enrichir mon profil de designeuse en devenant experte dans un domaine de fabrication. Je me suis alors tournée vers un savoir-faire qui attise ma curiosité depuis le lycée : la couture. Réalisant un CAP à l’Institut Français de la Mode en alternance chez Isabel Marant de 2022 à 2024, j’ai pu apprendre les techniques de montage en tailleur et flou. Avec cette expérience, j’ai bénéficié d’un regard interne sur un mode de production hiérarchisé et organisé, où l’importance du prototypage prend tout son sens. Depuis septembre 2024, je travaille en CDI chez Isabel Marant
Entre mon DNMADe et ce CAP, j’ai réalisé une année de césure car je voulais acquérir une expérience concrète dans le social. Je suis ainsi partie 10 mois à Lisbonne pour, dans un premier temps, travailler dans un lycée professionnel, en lien étroit avec les éducateur·rice·s et les professeur·e·s. J‘ai ensuite rejoint une école maternelle avec certain·e·s élèves ayant un handicap auditif ou un trouble du spectre de l’autisme.
Observer et accompagner le corps enseignant dans ces établissements m’a rendue plus attentive aux façons de dynamiser une école pour susciter la curiosité et l’envie d’apprendre des élèves. J’ai également travaillé sur ma gestion de groupe et ma façon d’interagir avec des enfants et des adolescent·e·s, tout en m’adaptant à leur tempérament, afin de concentrer leur énergie et valoriser leur singularité.
Durant ce volontariat, j’étais curieuse de découvrir une nouvelle culture, de nouveaux paysages, une architecture originale et le portugais. Cohabitant dans une grande maison avec d’autres jeunes européen·ne·s, turc·que·s et arménien·ne·s, j’étais aussi très enjouée par le mélange interculturel berçant mon quotidien.
Tous ces choix professionnels et personnels ont été accompagnés de lectures, visionnages de documentaires, écoutes de podcasts, participation à divers événements qui ont affinés mon analyse du système actuel.
Vecteurs de réflexions et initiateurs de projets, ils s’entremêlent avec d’autres fils conducteurs de mon parcours. Parmi eux, une activité m’accompagne depuis mes sept ans : le basket. Ce sport m’absorbe. Quand je le pratique, je sors un temps de ma réalité quotidienne pour entrer dans un monde de concentration, d’agilité et de solidarité. Il m’a également beaucoup apporté en me permettant de me dépasser mentalement et physiquement, ainsi que de m’investir pleinement dans un championnat et une équipe.